close
Sélection

F.Santos : « Sur une liste de 35, je n’ai aucun doute »

A quelques semaines de divulguer sa liste de 23 convoqués, Fernando Santos a répondu aux nombreuses interrogations du journal A Bola.

Embed from Getty Images

Q : La date de l’annonce des 23 joueurs approche à grands pas. Êtes-vous nerveux ?
FS : Ni nerveux ni anxieux. Mais il commence à y avoir une petite tension, oui. C’est normal. Il faut faire les choix et le travail réalisé sur ces derniers mois a été intense. Il faut étudier les adversaires, bien pondérer la liste finale et tout préparer pour le Mondial. Il y a encore peu de temps, moi et des éléments de mon staff étions en Russie. Le staff de la Fédération est très compétent sur cet aspect mais on veut tout confirmer. Que l’ambiance soit bonne pour les joueurs par exemple.

Q : Les prochains jours vont être synonyme de nuits agitées ?
FS : Non, ça non. Heureusement, je continue à bien dormir parce que j’ai une totale confiance en mes joueurs mais aussi parce que j’ai conscience du travail que nous sommes en train de réaliser.

Q : Quel jour allez-vous divulguer les convoqués ?
FS : Avant le 14 mai, nous fournissons à la FIFA, pour des questions logistiques, les 35 pré-sélectionnés. Avant c’était 30, maintenant c’est 35. Ensuite, le 4 juin nous devrons envoyer les 23 noms définitifs. Entre ces deux dates, il y a aura l’annonce officielle des convoqués.

Q : Le 23 seront issus des 35 pré-convoqués ?
FS : Oui. Sauf si quelqu’un se blesse gravement et ne peut plus aller au Mondial. Là, ça n’est plus obligatoire que le remplaçant figure sur la liste des 35. C’est un peu étrange mais ça élargit les choix.

Q : Quand seront annoncés les 23 ?
FS : Normalement, le 17 mai. Mais cela peut aussi être après la finale de la Coupe du Portugal.

Q : Il n’y en aura que 23 ou vous pourrez en appeler plus et en enlever ensuite ?
FS : J’ai déjà fait l’expérience d’appeler 25 joueurs quand j’étais en Grèce. Mais ça s’est mal passé. Durant deux ou trois jours, on dirait qu’il y avait de la tristesse dans l’air. J’évite ce genre de situation dès que c’est possible. Mais je ne peux pas affirmer que je ne le ferai pas. Si je juge que je dois faire une exception, je le ferai. Je ferai ce qui est le meilleur pour la sélection. Si je dois encore comprendre certaines choses dans les matchs amicaux avant la phase finale j’appellerai plus de 23 joueurs, sans problèmes.

Q : Si on vous demandait de choisir les 23 joueurs demain, vous auriez beaucoup de doutes ?
FS : Dans la liste des 35 je n’aurai aucun doute.

Q : Vous savez déjà combien de joueurs choisir pour chaque poste ?
FS : Je pensais prendre au début 7 défenseurs, 7 milieux et 6 attaquants mais à cause de la blessure de Danilo, je prendrai peut être 8 défenseurs, 6 milieux et 6 attaquants. Et bien sûr les 3 gardiens.

Q : Qu’est ce qui peut vous faire changer d’idées sur le 8-6-6 ?
FS : Rien, je l’espère. Cela serait signe qu’un joueur se serait blessé et dont les caractéristiques seraient difficiles à remplacer. Que ce soit au niveau individuel ou collectif.

Q : Vous continuez à dire qu’il y en a un seul de sûr ?
FS : Oui c’est vrai. Il n’y en a qu’un d’indiscutable.

Q : Vous voulez dire par exemple qu’il y a une infime chance que Rui Patrício n’aille pas au Mondial ?
FS : Quand je dis qu’il n’y a qu’un seul indiscutable (Cristiano Ronaldo) je ne cache pas qu’il y a d’autres joueurs dont la probabilité d’aller au Mondial est de 90% pour ne pas dire 99%. Dans les 23, il y en a plus qui sont pratiquement indiscutables mais en matière de jeu il n’y a que Cristiano. Rui est par exemple un des meilleurs d’Europe.

Q : Pour ceux qui ne sont pas sélectionneurs, il y aurait 13/14 noms pratiquement sûrs : Quaresma, Patrício, Ronaldo, Moutinho, William, Cédric, Pepe, Bernardo, André Silva, Gelson, Anthony, Bruno Fernandes et Beto. Le « peuple » est-il loin de la vérité qui sortira en mai ?
FS : Je ne vais pas commenter ces noms. Je vais dire qu’il y a effectivement beaucoup de noms sûrs. La participation au Mondial est différente de la participation à un match de qualification. En termes stratégiques et tactiques c’est très différent. Lors de la phase finale de l’Euro 2016, il y a eu des joueurs qui ont pratiquement été utilisés avant d’aller en France. Renato Sanches, par exemple, n’est apparu que face à la Bulgarie, mais ce sont des exceptions car il faut connaître parfaitement les idées de l’entraîneur sur tous les points. Qu’elles soient stratégiques, mentales ou de conception du jeu.

Q : L’absence de Danilo signifie qu’il y aura 4 défenseurs centraux dans la liste finale ?
FS : Oui. Il y avait une probabilité qu’il n’y en ait que 3 mais désormais la probabilité pour qu’il y en ait 4 est plus élevée.

Q : Existe-t-il la possibilité d’appeler un joueur polyvalent à la place d’un joueur fixe ?
FS : J’ai deux ou trois joueurs qui peuvent jouer à gauche ou à droite. Et ils ont été avec nous. Il y en a qui peuvent joueur au milieu de terrain ou en défense. Il faut bien penser à ça.

Q : Comment gère-t-on l’aspect physique sur des joueurs qui, comme Bruno Fernandes, ont disputé 60 matchs ?
FS : On fait comme avec Cristiano. Mon équipe technique est très bonne pour « rafraîchir » les joueurs.

Q : Depuis que vous êtes arrivé à la tête de la sélection, vous avez lancé 32 nouveaux joueurs, mais seulement 3 en rencontres officielles : Raphaël Guerreiro, Nélson Semedo et Gelson Martins. Cela signifie qu’il y a peu de chances que parmi vos convoqués il y ait un joueur qui n’a jamais été international ?
FS : Non. Ce sera une liste différente de celle de 2016. Et il y aura toujours quelqu’un que les gens aiment et qui ne sera pas convoqué…

Q : Vous avez disputé 29 rencontres officielles et seulement 1 défaite, face à la Suisse. Cela rassure-t-il d’un point de vue mental ?
FS : Oui, il le faut. Cette équipe sait ce qu’elle doit faire. Il faut que l’on comprenne ce qui a fait que l’on a eu 28 rencontres sans perdre et seulement 1 seule défaite. Si on perd ce concept, on va avoir des problèmes. Et la défaite face à la Suisse a vraiment été quand nous avons perdu ce concept.

Q : Quel est ce concept ?
FS : Cette équipe a fait deux qualifications brillantes et une phase finale ultra brillante. Elle sait être réaliste et a la notion exacte de ce qu’elle peut faire et ne pas faire. Elle sait qu’elle n’est pas meilleure que les autres mais elle sait aussi qu’elle peut lutter d’égal à égal contre n’importe quel équipe. Quand on part du principe que nous sommes meilleurs que les autres alors on a des problèmes. C’est ce qu’il s’est passé face à la Suisse, ou dernièrement face aux Pays-Bas. Ces 29 matchs officiels avec une seule défaite montrent clairement le chemin à prendre.

Ajouter un commentaire