close

Adulé par les supporters de Wolverhampton depuis plus d’un an, Nuno Espiríto Santo, NES pour les intimes, n’a pas toujours connu des jours faciles durant sa courte carrière d’entraîneur.

Embed from Getty Images

Il a redoré le blason des Wolves grâce à la montée en Premier League et il est depuis l’été dernier l’entraîneur à la mode en Angleterre. Son look ne passe pas inaperçu, tout comme son franc parler et sa bonne pratique de l’anglais qui font de lui un entraîneur qui a bonne presse. Les supporters des Wolves l’adorent et lui ont même dédié un champ (NDLR : « Nuno had a dream »).


Paroles : Nuno had a dream, To build a football team, with Chinese owners and a wonder kid from Porto, With 5 at the back, and pace in attack, we’re Wolverhampton we’re on our way back…

Alors qu’on parle de lui déjà chez les plus grands clubs anglais (notamment Manchester UTD) pour la saison prochaine, les supporters souhaitent qu’il se maintiennent au club. Pour le moment, Nuno Espírito Santo et son armada de joueurs Portugais réalisent un étonnant début de saison en tenant tête aux meilleurs. NES touche les étoiles mais cela n’a pas toujours été le cas.

De la gloire à l’enfer

L’ancien gardien de but démarre sa carrière d’entraîneur à Rio Ave qu’il reprend en main après le limogeage de Carlos Brito en 2012. Il sauve Rio Ave de la relégation et la saison suivante, son équipe se qualifie pour les finales de Coupe de la Ligue et Coupe du Portugal (qu’elle perd). Autre fait historique, Nuno Espírito Santo réussit à qualifier le club pour la première fois de son histoire en UEFA Europa League.

Fort de ces bons résultats, Nuno signe un contrat au FC Valence en juillet 2014. Sa première saison chez les Che est si bonne qu’il prolonge jusqu’en 2018. Son club termine à la 4e position et se qualifie pour la Champions League pour sa première saison en Espagne. La saison suivante se passe moins bien et très vite les supporters le pointent du doigt. Après quelques semaines de résistance, la direction du FC Valence cède à la pression du public et limoge l’entraîneur Portugais en novembre 2015.

Le 1er juillet 2016, il succède à José Peseiro à la tête du FC Porto. L’ancien gardien de but retrouve le club où il a terminé sa carrière.  Très vite, l’entraîneur n’arrive pas à imposer son style de jeu et devient la cible des supporters qui critiquent ses choix et son manque d’ambition. Nuno a par exemple mis de côté Moussa Marega alors qu’il cartonne sous les ordres de Sérgio Conceição. Le tetra remporté par Benfica poussera NES vers la porte de sortie du club azul e branco.

Le coupe de pouce de Jorge Mendes

Ami des propriétaires de Wolverhampton depuis 2015, le groupe Fosun International, Jorge Mendes a peu à peu mis son empreinte sur le club. D’abord en recrutant des joueurs Portugais (Cavaleiro, Teixeira, Hélder Costa…) ou ayant évolué au Portugal (Léo Bonatini, Boly…) puis en convaincant les propriétaires du club de recruter Nuno, très peu connu en Angleterre à l’époque. A Wolverhampton, malgré le fait que le club évoluait en 2e division, Nuno Espírito Santo a dû faire face à la pression dès ses débuts. En effet, le groupe Fosun avait investi plusieurs millions d’euros en 2017 avec l’objectif de faire monter le club en Premier League à la fin de la saison. Rúben Neves avait par exemple été recruté pour 20 millions d’euros ! Très vite, Nuno Espírito Santos impose son style de jeu (souvent le 3-5-2 ou 3-4-3) et obtient rapidement des résultats. A la fin du printemps, il conquiert définitivement l’Angleterre en terminant 1er du Championship.

Avec ce formidable début de saison, la belle aventure de « Super NES » en Angleterre a tout pour continuer dans la bonne voie.

Tags : fosunnuno espirito santospremier leagueWOLVERHAMPTONwolves

Ajouter un commentaire